Rattrapage ethnique – Comment le régime Ouattara crée une police tribale
par La rédaction le 12/02/12 à 12:37

Le pays fonctionne actuellement en mode «rattrapage» comme l’a annoncé le chef de l’Etat Alassane Ouattara himself lors de sa visite d’Etat à Paris fin janvier. Après avoir «affecté» sans concours quelques 300 personnes à 99% issue du nord à l’école de police, le pouvoir remet le couvert. En effet, dans une note référencée 0045/MEMI/DGPN/DGA-CSSP/DUI en date du 20 janvier 2012, le directeur des unités d’intervention de la police nationale, le commissaire principal Kouyaté Youssouf, informe les différents commandants d’unités de la police (CRS1, CRS2, CRS3, CRS4, BAE, BSP, BAT et les responsables du Groupe de sécurité du MEMI – ministère d’Etat, ministère de l’Intérieur) du «recrutement de personnels pour la création du Groupe d’Intervention Spécialisé de la Police Nationale» : GISPN. Ainsi, chaque responsable d’unité est sollicité pour pourvoir en hommes cette unité en constitution. Et compte tenu de son caractère de force spéciale, il est enjoint à chaque chef d’unité de proposer «ses meilleurs soldats». 130 agents de la police nationale (un capitaine, 3 officiers, les autres sont des sous-officiers) sont présélectionnés pour faire partie du GISPN. Mais chose curieuse, cette liste des 130 policiers présélectionnés pue le tribalisme à outrance. Comme si les responsables de la police ont décidé de suivre littéralement à la lettre Alassane Ouattara dans sa logique de «rattrapage» ethnique, sur les 130 policiers présélectionnés, moins de 10 agents (nous nous réservons le droit de publier la liste) ne sont pas originaires du nord ou du centre. Tous les autres appartiennent majoritairement aux groupes ethniques du nord et du centre.
Le critère de sélection : être Dioula ou Baoulé
Comme son nom l’indique, il s’agit de mettre sur pied une unité d’élite au sein de la police nationale. Pour ce faire, le GISPN devrait être composé des meilleurs éléments – du moins dans la forme – de chaque unité sollicitée. Ce n’est qu’une parade. Puisque selon des sources introduites, plusieurs éléments dont les noms figurent sur la liste des 130 ne peuvent être qualifiés d’éléments «exemplaires». Ils doivent leur présélection à leurs accointances avec certains de leurs supérieurs hiérarchiques. Là où la supercherie du tribalisme saute aux yeux ! Autre information non moins grave, sur la fiche remise aux candidats lors du test psychotechnique, il leur est demandé des renseignements sur les langues parlées et… leur ethnie. Ainsi, outre le français et les langues étrangères, il était demandé aux candidats de dire s’ils étaient «Dioula», «Baoulé», ou s’ils appartenaient à «Autres ethnies». Le fait de rassembler toutes les 60 autres ethnies en dehors des dioulas ou des baoulé frise le mépris et témoigne d’une catégorisation sur la base tribale de ce recrutement.
La mission qui leur sera confiée
Le directeur des unités d’intervention a révélé aux recrues que le Groupe d’intervention spécialisé de la police nationale se verra confier «une mission très importante». Et pour porter sur les fonts baptismaux cette unité d’élite dont le commissaire principal Kouyaté Youssouf veut qu’elle soit la plus prestigieuse de toutes celles qui existent actuellement, et même de la police judiciaire, le régime n’entend pas lésiner sur les moyens. Selon le patron des unités d’interventions, les 10 meilleurs, au terme de cette formation, pourraient poursuivre leur stage de perfectionnement en France au RAID (Recherche, assistance, intervention, dissuasion), une unité d’élite de la police française qui renferme des tireurs d’élite spécialisés dans la protection des hautes personnalités ou des sites stratégiques. Et les autres recrues pourraient achever leur stage soit au Maroc, soit au 43ème BIMA. Ainsi, selon une source, le GISPN aura pour mission la sécurité du siège de la BAD qui doit bientôt revenir à Abidjan. Une autre source affirme également que les éléments du GISPN seront affectés à la protection de hautes personnalités. D’ailleurs, les policiers de la garde rapprochée du ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko participent à cette formation.
Pour l’heure, les postulants ont été scindés en groupes et devront suivre une sélection qui se déroule en 4 phases. Pour le groupe 1 (ou bordée 1), les visites médicales (27 janvier), le test physique et psychotechnique (29 au 31 janvier), et pour le groupe 2 (bordée 2) la visite médicale (1er février), le test physique (31 janvier au 2 février) se sont déjà déroulés à l’école nationale de police. Les deux groupes ayant effectué le test aquatique au Sapeurs pompiers le 3 février dernier, il reste la dernière épreuve : le test technique et physique au CIAPN (un centre de formation de la police à Dabou) prévu du 22 au 24 février pour le groupe 1 et du 27 au 29 février pour le groupe 2. Une phase à l’issue de laquelle une soixantaine d’éléments devraient être sélectionnés pour constituer le Groupe d’intervention spécialisé de la police nationale (GISPN).
Benjamin Silué

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LE PRINCE
fév 12 2012
TOUT CELA EST ZERO
Si le Peuple et les Patriotes prennent leurs responsabilités, la Côte d'Ivoire réussira à se débarrasser de ces racailles venues de la sous-région que le burkinabé a intégré à nos corps armés.
Cela s'explique par le fait que 80% des Ivoiriens n'aiment pas politiquement ce qui se passe dans leur pays. Notamment le fait de vouloir les diviser pour régner de manière injuste en Côte d'Ivoire. Par exemple monter les Baoulé et les Dioula contre les autres ethnies en Eburnie. Mais ce que ignore ouattara, c'est le fait que la majorité des Baoulé et une partie non négligeable des Dioula ne l'aiment pas politiquement ; et le rejettent. D'où le fait, pour lui, de vouloir régner par la dictature.
Mais ceux des Ivoiriens qui se seront montrés complices de cette crapule de burkinabé et de ses conseils tout aussi crapuleux, se verront traîter tout spécialement après la libération de la Côte d'Ivoire. Car les choses ne resteront pas en l'état. Il y aura bientôt des changements.
Cela revient à dire que la pratique politique de ouattara prendront bientôt fin. Sa présence en terre Ivoirienne également. Malgré l'activisme de la diplomatie atavique de Sarkosy, et l'aide militaire de celui-ci à son ami burkinabé en Côte d'Ivoire. C'est bien ce qui se dessine.
Donc tout ce que ouattara et Sarkosy auront fait dans ce pays qui n'est pas le leur, sera défait.