par La rédaction le 07/01/12 à 4:58
Le juge Patrick Ramaël, qui enquête depuis sept ans sur les conditions de la disparition de Guy-André Kieffer, est-il un magistrat clairvoyant ou un politicien portant toge et affectionnant l’agitation médiatique anti-Gbagbo ? En tout cas, quand on fait une rétrospective de son travail sur cette sombre affaire, l’on se rend compte qu’il a souvent été embarqué sur de fausses pistes par des personnes à la crédibilité douteuse, mais dont le point commun est de charger Gbagbo et son entourage.
Que devient la piste Michel Legré ?
Dans un premier temps, Patrick Ramaël oriente ses soupçons vers Michel Legré, ami de Guy-André Kieffer qui a «l’avantage» d’être le beau-frère de Simone Gbagbo. Des fuites opportunes dans la presse affirment que Legré a mis en cause sept personnes. Aubert Zohoré, directeur de cabinet de Bohoun Bouabré, Victor Nembelissini, ancien directeur général de la Banque nationale d’investissement, rallié à Ouattara pendant la guerre postélectorale, Anselme Séka Yapo, Bertin Kadet, le pasteur Moïse Koré et deux militaires appelés Séry Lia et Gouaméné. Les principaux concernés sont interrogés, à part les deux militaires, dont Bertin Kadet doute de l’existence réelle. Rien ne sort de tout cela. La piste est oubliée, sans que personne ne sache vraiment quel enchaînement avait conduit à la diffusion de cette «liste».
La piste Jean-Tony Oulaï
En 2008, Germain Bahagbé, qui se présente comme un membre de la garde rapprochée de Jean-Tony Oulaï, «capitaine» de l’armée ivoirienne, affirme être un des membres du commando qui a tué Kieffer… pour le compte du régime Gbagbo. Le commando dont il parle n’a rien à voir avec les noms cités dans la première phase de l’enquête de Ramaël. Il prétend que Kieffer a été enlevé au Plateau, et non à l’hypermarché Prima Center, comme on l’a d’abord dit. Ramaël s’enthousiasme pour ce «témoignage», mais Bahagbé se rétracte très vite. Tony Oulaï est mis en examen et incarcéré en France. Un autre témoin, Seydou Berté alias Méité, qui se présente comme le chauffeur de Tony Oulaï, accable son patron présumé en racontant une histoire absolument différente de celle de Bahagbé qui a déclenché la mise en examen de Oulaï. Berté a les faveurs de France 3, qui diffuse son témoignage. Puisqu’il est anti-Gbagbo !
Par la suite, un troisième homme, qui se présente sous le nom de «major Alain Gossé», qui met en cause l’entourage de Simone Gbagbo en la «disculpant», a aussi les faveurs de France 3. Le problème est qu’il s’appelle en réalité Zinsonni Nobila Paul, qu’il est Burkinabé, et qu’il a manifestement une fausse carte d’identité, délivrée en mars 2000, en pleine transition militaire, alors que le processus d’identification était stoppé. Le quotidien Nord-Sud avait de son côté, en juillet 2010, évoqué un certain «Lago Charles», «principal témoin de l’affaire Kieffer», qui était à l’origine de fouilles infructueuses de la juge Brigitte Jolivet dans la forêt du Banco. La «découverte» à Issia du corps de Guy-André Kieffer éclaircira-t-elle toutes ces zones d’ombre et ces mille et une fausses pistes complaisamment relayées par la presse française et les titres pro-Ouattara ?
Philippe Brou
hamougnan
jan 9 2012
Merci mon frère Richard djiropo la vérité commence par sortir ne soyons pas pressés mr ouattara et sa clique seront deguisés au vu de tout le monde entier Cette affaire du journaliste kieffer montrera la vraie face de ouattara aux ivoiriens et du monde entier Que dieu beni la côte d,ivoire
kirir
jan 10 2012
la vérité finie toujours par triompher.c'est parceque kieffer enquetait sur la rebellion de ouattara et le cacao,qu'il a été tué.et tout le monde le sait.bizarrement on a transporté son corps jusqu'à abidjan.