Yopougon : le quartier Sicogi Bloc assiégé par les FRCI, des jeunes bastonnés

par le 15/10/11 à 7:20

 

Les forces du chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara quadrillaient samedi le secteur “Sicogi Bloc“ de la commune de Yopougon (est d’Abidjan) pour empêcher un rassemblement des jeunes du Front populaire (FPI), a constaté ALERTE INFO .

Des dizaines d’éléments des Forces républicaines (Frci, nouvelle armée créée par Alassane Ouattara) armés de kalachnikovs, imposaient samedi après midi un blocus sur le secteur Sicogi Bloc de Yopougon, menaçant avec leurs armes et à coups de matraques toutes personnes qui voulaient avoir accès au secteur, a constaté un journaliste de ALERTE INFO.

Dans des cargos, ou à pieds, les Frci, armes au poing, ont investi les ruelles du secteur pour forcer les riverains à se terrer dans les maisons. Des passants qui n’ont pu justifier leur partance ont également été pris à partie.

Des civils, se réclamant des Frci, par petits groupes faisaient subir une bastonnade systématique à tout groupement de plus de deux jeunes, menaçant de “leur faire oublier Gbagbo“. “On va enlever Gbagbo dans leurs têtes“, disaient-ils.

Un journaliste de ALERTE INFO a également été pris à partie, et blessé au bras à coups de cross de kalachnikovs.

Un peu plus tôt, environ 300 jeunes pro-Gbagbo, qui scandaient le nom de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo ont été violemment dispersés et plusieurs d’entre eux molestés par les soldats pro-Ouattara.

Ces jeunes étaient rassemblés à proximité de la “Place CPI“ où devait se tenir un meeting de jeunes pro-Gbagbo, mais qui a été annulé par l’ex-parti au pouvoir suite à des menaces du gouvernement ivoirien.

“Nous reportons notre meeting par ce que nous ne voulons pas de grabuge“, avait annoncé samedi matin à la presse Justin Koua, actuel leader de la jeunesse pro-Gbagbo, l’initiateur du rassemblement, au lendemain d’un communiqué du ministère de l’intérieur mettant en garde contre “tout propos subversif“ qui exposerait ses auteurs “à la rigueur de la loi“.

Le gouvernement n’interdit pas le meeting mais “derrière ce communiqué (du ministère de l’Intérieur), se trouve un complot contre le FPI“, a dit Justin Koua, révélant que “trois détachements de FRCI venus de Korhogo (nord ivoirien) ont été habillés à l’effigie de Gbagbo pour infiltrer le rassemblement“. “Nous n’attendrons pas qu’on fabrique des complots et qu’on mette des morts sur notre compte“, avait par ailleurs affirmé M. Koua. 

Très tôt, samedi matin, Yopougon-Sicogi a été quadrillé par des dizaines de cargos de police et gendarmerie. Des 4X4 surmontés de mitrailleuses de l’Onuci (casques bleus en Côte d’Ivoire) étaient aussi déployés aux différentes entrées du secteur.

Ce même dispositif sécuritaire était à nouveau en place samedi soir. Les rues du secteur restaient vides quand, à moins d’un kilomètre de la Place CPI, à la place Ficgayo, se tenait un important rassemblement pro-Ouattara où était annoncé le ministre ivoirien de l’Intérieur.

Le meeting de samedi devait permettre au jeunes pro-Gbagbo de se “magnifier Laurent Gbagbo et exiger (la) libération“ de l’ex-président ivoirien actuellement détenu dans le nord ivoirien, tout comme une cinquantaine de ses proches civils et militaires.

  1. Anticolonialisme

    oct 16 2011

    ça me dégoute! et ils sont où tous ces démocrates autoproclamés de la communauté internationale pour dénoncer ces intimidations et violences? VRAIMENT CHERS IVOIRIENS? VA FALLOIR COMPTER SUR NOUS MËMES

  2. gnoko

    nov 4 2011

    je crois vraiment qu'il faut au FPI une radio et une télé émettant de l'exterieur du pays

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